Encore une fois, j’ai surtout brillé, ces derniers temps sur ce blog, par mon absence. Disons que je remets à 2010 la bonne résolution qui consistait à écrire plus régulièrement sur ces pages.
Mon manque d’assiduité est d’autant plus regrettable qu’il s’en est passé, des choses, depuis fin septembre ! À commencer par le tournage de la Fiction 35 dont je parlais dans un précédent post. La Fiction 35 est le
gros exercice de notre troisième année à La fémis : un court métrage en 35mm, le premier de notre scolarité...
C’est peu dire que le format 35mm alourdit considérablement les contraintes de production. Je l’ai expérimenté pour de bon. Par rapport aux films en vidéo ou en 16mm, l’équipe image est multipliée par deux environ, de même que le volume des équipements, le nombre de camions, le temps de mise en place, etc. La préciosité du matériau rend en outre la mise en scène plus délicate. Ce malgré un métrage correct (2000m pour 12 min. utiles), obtenu après négociation avec l’école d’une dérogation par rapport au laboratoire "historique".
Ajoutez à cela un décor qui nous fait faux bond la veille au soir à 18h30, un malentendu ayant pour conséquence une couche épaisse de peinture appliquée sur des casiers de vestiaires loués, des allers-retours invraisemblables en camion (le voisinage de La fémis ayant le sommeil léger, les camions ne peuvent entrer ni sortir de l’école entre 22h et 8h, et doivent par conséquent être garés dans un parking à Saint-Denis, mais... sans le matériel caméra... qui lui doit dormir sur un plateau de l’école !), et vous aurez une vague idée de ce que fut mon taux de stress au moment du tournage. Heureusement, tout s’est beaucoup mieux terminé que cela n’avait commencé, et je m’estime très heureux non seulement de nos rushes mais de la bonne ambiance qui a régné pendant six jours sur le plateau. Excellente expérience. Merci encore aux membres de l’équipe qui liront ces lignes !
Et maintenant ? Nous entamons le montage, doucement mais sûrement. Ma place, entre ma réalisatrice et son monteur, va évidemment être moins prégnante, mais le montage est une étape que j’apprécie beaucoup.
ET À PART ÇA ?En-dehors de la scolarité, La fémis change... À la suite du mouvement étudiant des États Généreux du printemps dernier (deux semaines de grève) et à la suite du Conseil d’Administration du 23 juin, a été mis en place un groupe de réflexion, présidé par Claude Miller, dont
le rapport, qui a été rendu public le 30 novembre, préconise des mutations de fond, tant en termes de pédagogie que de structure. Autant dire tout de suite que ce rapport n’a pas fait l’unanimité : les étudiants l’ont majoritairement soutenu, tout comme les intervenants, mais les deux groupes s’opposent aux directeurs de départements, à une partie du personnel et... à la direction actuelle, qui se sent directement menacée par ses conclusions. Le rapport Miller propose en effet de mettre aux postes clefs de la future direction des praticiens en activité ou des personnalités issues du secteur cinématographique, ce qui n’est pas tellement le cas à l’heure actuelle. Le Conseil d’Administration du 8 décembre et ses 5 heures de débats échaudés ont finalement accouché d’une motion, votée à 9 voix contre 1, approuvant les grandes lignes du rapport et la considérant comme une base de travail solide pour la future équipe. Ladite future équipe (Président, Directeur Général, Directeur des Études) sera nommée en janvier 2010 par la tutelle, dont on espère qu’elle tiendra compte des revendications des étudiants.
Conclusion :
To be continued...